Guérison du démoniaque gérasénien. 23e dimanche après la Pentecôte.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Le récit que nous venons d’entendre nous place en face de trois situations incompatibles. Nous voyons, en premier lieu, l’attitude, envers une personne habitée par les forces du mal, des démons qui essayent de toutes les manières de l’asservir, de ne rien laisser en elle qui ne soit sous leur contrôle, qui ne leur appartiendrait entièrement, qu’ils ne pourraient utiliser afin de faire le mal. Ces forces démoniaques, on peut les appeler de tous les noms du péché humain : dès l’instant où nous donnons le pouvoir à n’importe quel péché, nous nous rendons esclaves du péché (l’apôtre Paul en parle abondamment). Et si nous nous faisons esclaves du péché, nous aurons le même sort que cet homme : être toute notre vie un instrument du mal, dans la folie, la souffrance et la nuisance. Lire la suite

Persécutions contre l'Eglise Orthodoxe en URSS. Feature

Jamais, dans l’histoire de l’Eglise Universelle, une persécution ne fut aussi importante, étendue dans l’espace et le temps et ininterrompue que celle qui sévit en URSS au XXe siècle. Les persécutions des trois premiers siècles de la chrétienté avaient un caractère local et ne duraient que quelques années. Même la persécution la plus terrible, sous Dioclétien et ses successeurs, qui commença en 303, n’aura duré que 8 ans. Lire la suite

Parabole du riche et de Lazare. 22e semaine après la Pentecôte.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Je voudrais attirer votre attention sur deux points de l’évangile de ce jour. Premièrement, sur les paroles de conclusion du Sauveur : si nous n’avons pas été capables d’écouter Moïse et les prophètes, c'est-à-dire la quantité de témoins qui depuis le commencement des temps ont parlé de Dieu et de Sa vérité, alors même un Ressuscité ne vous convaincra pas… Lire la suite

Une confession qui conduit l’homme intérieur à l’humilité. Feature

Tournant mes regards attentivement sur moi-même et examinant les dispositions de ma conscience, j'ai vérifié par expérience que je n'aime pas Dieu, que je n'aime pas mes semblables, que je n'ai pas de foi, et que je suis plein d'orgueil et de cupidité. Tout cela, je le trouve réellement en moi-même, à la suite d'un examen détaillé de mes sentiments et de ma conscience. Ainsi :  Lire la suite

La parabole du Semeur. 21e semaine après la Pentecôte.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Dans l’Evangile de ce jour, le Christ parle deux fois de l’écoute : „celui qui a des oreilles, qu’il entende” et „prenez garde à la façon dont vous entendez” – c'est-à-dire faites attention, remettez en cause la manière dont vous entendez la parole divine. Lire la suite

Sur quelle pierre le Christ a-t-il fondé Son Eglise, ou exégèse des pères de l’Eglise sur Matthieu 16:18 Feature

En vérité, je te le dis : Tu est Pierre,et sur cette pierre je bâtirai mon Église,et les portes de l'enfer ne l'emporteront pas sur elle.(Matthieu 16:18) L'orthodoxe résidant dans l'Occident post-chrétien[1] est souvent amené à débattre avec les catholiques la question du pape et du rôle de l'apôtre Pierre dans l'Église. Les catholiques ont généralement le réflexe de citer Mt 16, 18, verset sur lequel s'appuyerait la théorie de la primauté pontificale. Mais l'Évangile parle-t-il vraiment d'une place particulière et d'un rôle particulier de l'apôtre Pierre au sein du collège apostolique dans un sens « papiste » ? La tradition exégétique patristique donne une réponse claire à ces questions. Lire la suite

Dimanche du fils de la veuve Naïn. 20e semaine après la Pentecôte.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. A travers les miracles du Christ, nous découvrons la relation riche et étonnante de Dieu avec notre terre et avec nous, les hommes. D’un côté, sa compassion – non seulement sa capacité d’aimer et d’avoir pitié de l’extérieur mais de souffrir avec nous, plus profondément que nous (car Il est d’une profondeur abyssale) de supporter la souffrance, le malheur et parfois l’horreur de notre vie terrestre. Lire la suite

L’Archevêque Marc (Arendt): «Nous, chrétiens, ne sommes pas de ce monde. Et nous ne devons pas nous y conformer» Feature

Une seule obligation – être un chrétien orthdoxe – Monseigneur, vous êtes président de la commission interconciliaire chargée des questions de droit canon. Aujourd’hui chacun aime parler de ses droits, mais on oublie ses obligations. Quelles sont les plus importantes pour nous ? – Il n’y a qu’une seule obligation : être un chrétien orthodoxe. Chaque jour, et non pas seulement le samedi et le dimanche. A toute heure. Témoigner de sa foi partout durant toute sa vie. Lire la suite