Dimanche du fils de la veuve Naïn. 20e semaine après la Pentecôte.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. A travers les miracles du Christ, nous découvrons la relation riche et étonnante de Dieu avec notre terre et avec nous, les hommes. D’un côté, sa compassion – non seulement sa capacité d’aimer et d’avoir pitié de l’extérieur mais de souffrir avec nous, plus profondément que nous (car Il est d’une profondeur abyssale) de supporter la souffrance, le malheur et parfois l’horreur de notre vie terrestre. Lire la suite

L’Archevêque Marc (Arendt): «Nous, chrétiens, ne sommes pas de ce monde. Et nous ne devons pas nous y conformer» Feature

Une seule obligation – être un chrétien orthdoxe – Monseigneur, vous êtes président de la commission interconciliaire chargée des questions de droit canon. Aujourd’hui chacun aime parler de ses droits, mais on oublie ses obligations. Quelles sont les plus importantes pour nous ? – Il n’y a qu’une seule obligation : être un chrétien orthodoxe. Chaque jour, et non pas seulement le samedi et le dimanche. A toute heure. Témoigner de sa foi partout durant toute sa vie. Lire la suite

De l’amour chrétien. 19e dimanche après la Pentecôte.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, le Christ parle de l’amour chrétien non pas en paroles générales mais de façon concrète, simple et accessible. L’amour est chrétien, divin lorsque l’être humain en aimant, s’oublie lui-même. S’oublier soi-même jusqu’au bout est donné aux saints, mais aimer sans chercher de récompense, sans demander ni exiger d’amour en échange de l’amour, sans extorquer de reconnaissance en retour est le début de l’amour chrétien. Il s’épanouit dans l’amour du Christ, lorsque le libre don de l’amour est fait non pas seulement à ceux qui nous sont chers (ce qui est à la portée de tous) mais aux mal aimés, à ceux qui nous haïssent, qui nous considèrent comme leurs ennemis, qui nous sont étrangers. Lire la suite

Après le Chant des Chérubins. 3e partie

8) La matière du sacrement Nous communions au Corps du Christ. L’Écriture emploie le terme « corps du Christ » à propos de trois réalités : le corps né de Marie et élevé à la droite du Père après la Passion ; le pain eucharistique ; l’assemblée des fidèles. Pour autant qu’on puisse en juger, il ne s’agit pas d’une liste de synonymes, mais de l’expression d’une dynamique : en absorbant le pain eucharistique, les hommes deviennent Église afin d’avoir part à la victoire du Christ sur la mort. Lire la suite

La pêche miraculeuse. 18e semaine après la Pentecôte

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. La lecture des apôtres d’aujourd’hui  nous rappelle qu’ « à semer trop peu on récolte trop peu, à semer largement, on récolte largement ». Nous nous demandons parfois : que pourrais-je semer ? Lire la suite

Acathiste - Loue soit Dieu pour tout

Kondakion 1 Roi Eternel des siècles qui par la force de Ta Providence salvatrice tiens dans Ta main toutes les voies de la vie de l’homme, nous Te louons pour Tes bienfaits révélés et cachés, pour la vie terrestre et pour la joie céleste du Royaume à venir. Répands désormais avec largesse Tes bénédictions sur nous qui Te chantons : Loué sois-Tu, o Dieu, pour les siècles. Lire la suite

Guérison de la fille de la Cananéenne. 17e dimanche après la Pentecôte.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, La Cananéenne qui s’est adressée au Seigneur pour lui demander de guérir sa fille possédée était païenne. A cette époque, les Juifs, qui étaient les seuls à croire en un Dieu Unique, ne parlaient pas avec les païens dont ils restaient distants. Or voila cette femme qui approche du Christ : cela montre déjà qu’elle avait vu en Lui quelque chose qu’elle n’avait pas vu chez d’autres, qu’elle avait senti quelque chose chez Lui : par son intuition, son cœur, elle avait saisi quelque chose qui lui avait inspiré confiance et ôté la peur d’être chassée. Lire la suite

Après le Chant des Chérubins. 2e partie

4) Le sacrifice dans les deux Alliances Puisque le sacrifice du Nouveau Testament est comparé et même opposé aux sacrifices de l’Ancien, attardons-nous plus attentivement à ces derniers. « L’autel des holocaustes mesurait 30 coudées de largeur sur 15 de hauteur. Un feu éternel y brûlait. Ce n’était pas un foyer mais un véritable incendie. Représentez-vous le craquement, le sifflement, le grésillement du feu sur cet autel, imaginez l’espèce de cyclone planant au-dessus du temple. Selon la tradition, même la pluie ne parvenait jamais à l’éteindre (...) On y brûlait des bœufs entiers, sans parler d’une multitude de boucs, de béliers, etc. Imaginez quelle devait être l’odeur de brûlé et de graisse, si la fumée d’un simple chachlik oriental se sent à plusieurs rues de distance ! Selon Joseph Flavius, on immolait 265 000 agneaux pour les fêtes pascales (...) Les prêtres avaient parfois du sang jusqu’à la cheville, l’immense parvis était tout entier couvert de sang, les natures nerveuses devaient s’abstenir d’y monter. 13 taureaux étaient immolés le jour de la fête des tabernacles. Volens, nolens, l’ampleur du culte vétérostamentaire effrayait »[10].  Lire la suite